Kering a publié ce matin 10 février des résultats annuels 2025 nettement en repli, toujours lourdement pénalisés par la contre-performance de Gucci. Malgré une chute de 13% du chiffre d’affaires et un bénéfice net divisé, le groupe parvient néanmoins à rassurer partiellement les marchés grâce à un quatrième trimestre moins mauvais qu’anticipé.
Sur l’ensemble de l’exercice, le chiffre d’affaires du groupe s’établit à environ 14,68 milliards d’euros, en recul de 13% par rapport à l’année précédente. Le bénéfice net a, quant à lui, subi un plongeon de 93,6%.
Cette baisse reflète principalement les difficultés rencontrées par Gucci, qui reste de loin la maison la plus importante du portefeuille de Kering. De 2022 à 2025, les ventes du fleuron italien ont chuté de près de moitié, passant de plus de 10 milliards d’euros à environ 6 milliards d’euros. L’an dernier, les ventes de Gucci ont en effet reculé de 22%.
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Le quatrième trimestre 2025 montre toutefois une amélioration relative, de nature à redonner un peu d’espoir aux investisseurs. Sur cette période clé (octobre-décembre), le chiffre d’affaires du groupe a atteint 3,9 milliards d’euros, soit un recul limité à 3% en données comparables, moins marqué que ce que redoutaient les analystes. La marque Gucci, qui contribue à près de la moitié du chiffre d’affaires trimestriel de la maison mère, affiche quant à elle 1,62 milliard d’euros de ventes, en baisse de 10%, contre 12% anticipés par les observateurs financiers. Cette légère baisse traduit un regain de dynamique sur certains marchés, notamment en Amérique du Nord, ainsi que sur certains segments de produits, comme la maroquinerie, qui recommence à capter l’attention des consommateurs.
Malgré ce léger mieux, la dépendance du groupe à Gucci reste flagrante. La marque italienne continue de dicter la dynamique globale de Kering: tout recul prolongé affecte directement les résultats consolidés. Les autres maisons, comme Yves Saint Laurent ou Bottega Veneta, affichent des performances plus stables, mais leur poids dans le chiffre d’affaires global demeure nettement inférieur à celui de Gucci.
Dans un contexte mondial toujours complexe pour le secteur du luxe, la relance de la maison italienne et la diversification du portefeuille apparaissent plus que jamais comme deux impératifs stratégiques, essentiels pour limiter la vulnérabilité du groupe à la dépendance à une seule marque.
Sur les marchés financiers, la publication a été accueillie de manière mitigée. Les investisseurs ont salué la modération de la baisse au dernier trimestre, tout en restant attentifs aux mesures de restructuration et aux initiatives créatives que le groupe de la famille Pinault devrait poursuivre cette année, sous la direction de son PDG, Luca de Meo.
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