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Retour des joailliers sur l’avenue Montaigne

Eva Morletto

By Eva Morletto27 novembre 2025

Après avoir perdu de son intensité commerciale ces dix dernières années, l’Avenue Montaigne - artère la plus connue du Triangle d’Or parisien – attire toujours plus les géants du luxe.

L'Avenue Montaigne à Paris (Shutterstock)

Selon des sources proches des négociations, deux maisons majeures du portefeuille du géant suisse Richemont — Cartier et Van Cleef & Arpels — étudieraient l’ouverture de nouvelles boutiques sur l’avenue Montaigne et sur la rue François-Ier. Cette annonce, encore non officialisée, s’inscrit dans une dynamique plus large: celle d’un retour de la joaillerie sur un axe historiquement associé à la couture, où Tiffany &Co, Dinh Van et Harry Winston sont déjà installés.

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L’arrivée récente de gros flagships - notamment l’implantation monumentale de Saint Laurent au 35-37 Montaigne, à la place de l’ancienne ambassade canadienne - a contribué à revoir la géographie du prestige parisien. Là où l’avenue semblait s’être figée dans une élégance patrimoniale, elle revit aujourd’hui en attirant une clientèle internationale en quête d’expériences exclusives, revitalisant un corridor qui combine mode, haute joaillerie, hôtellerie et haute gastronomie.

Ce renouveau n’est pas propre à Paris. D’autres capitales observent des mutations similaires. À Londres, Bond Street connaît un nouvel âge d’or, nourri par l’expansion des maisons horlogères et par la requalification de tout le quartier de Mayfair. À New York, c’est Madison Avenue qui, après plusieurs années de stagnation commerciale, revient en force grâce à la stratégie de flagships axés sur l’expérience client adoptée par les grands groupes de luxe. Même dynamique à Milan, où via Montenapoleone, longtemps polarisée par la mode, s’ouvre désormais plus largement à la haute joaillerie et à la maroquinerie ultrapremium. Partout, les maisons cherchent à territorialiser leur identité via des adresses iconiques capables de raconter une histoire; l’emplacement devient ainsi un élément à part entière pour nourrir le storytelling.

La possible arrivée de Cartier et Van Cleef & Arpels s’inscrirait donc dans cette logique globale. Selon le cabinet de conseil et agence de placement Meet & Match, Van Cleef & Arpels ouvrirait ses portes au 18-20 de la rue Francois Ier, en prenant la place de l’ancienne boutique de mode Zadig & Voltaire, alors que Cartier envisagerait de s’implanter au 53 avenue Montaigne, qui était l’ancienne adresse de la boutique Saint Laurent, avant que cette dernière soit transférée au 35-37 avoisinants.

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