Culture

A Paris, l’entrée remarquée de Tudor dans l’arène du sumo

Les dieux vivants du sumo étaient réunis à l’Accor Arena de Paris les 13 et 14 juin derniers, pour deux jours de compétition. L’horloger suisse Tudor était partenaire de l’événement, et marquait ses débuts en tant que sponsor de la Japan Sumo Association (JSA) et du monde exclusif du Grand Sumo.

Tudor s'associe à l'art du sumo, sport national au Japon. Paris, juin 2026. (Martin Lagardere/Tudor)

Le sumo faisait son grand retour à Paris, après 31 ans d’absence, réussissant à séduire un public venu en nombre admirer les mythiques légendes de la discipline. À la croisée du sport, du spectacle vivant et de la culture japonaise, ancré dans plus de 1500 ans d’histoire, il connaît aujourd’hui un renouveau et veut s’imposer plus largement sur la scène internationale.

Le sumo, une forme de softpower qui veut s’étendre

Une volonté qu’avait déjà portée en son temps le président français Jacques Chirac, grand passionné de sumo et de culture nippone. A la suite du retour gagnant de la discipline en octobre 2025 à Londres, au Royal Albert Hall, lors d’un tournoi exhibition, la Japan Sumo Association a fait le pari de durablement intéresser les publics du Vieux continent, en organisant deux jours de rencontres à Paris. Et de reconduire l’exercice régulièrement. 

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Tudor, dont les partenariats s’égrènent depuis 2017, d’abord avec la légende du football David Beckham, qui vient d’inaugurer son étoile sur le Hollywood Walk of Fame de Los Angeles, puis, la même année avec l’autre nom mythique du rugby les All Blacks, signait il y a un mois au Japon cette nouvelle alliance. Une première, puisque jamais encore une marque s’était portée candidate pour être le partenaire officiel de la Japan Sumo Association. 

Il faut dire que le sumo, véritable institution au Japon, reste relativement méconnu à l’étranger, tout au moins dans ses règles et pratiques millénaires extrêmement codifiées. Les lutteurs, eux, ces gigantesques rikishi, aux muscles et silhouette imposants, dont le poids dépasse très souvent les 150 kilos, consacrent leur vie à cette art. Au sein d’une écurie appelée heya, ils s’entraînent quotidiennement à affronter, en un seul combat, leur adversaire. Dans le monde, on dénombre 600 rikishi, principalement japonais, même si des champions ukrainiens, mongols, russes sont régulièrement primés.

À Paris, l’Accor Arena a attiré 25 000 personnes pour les combats de sumo

Au Tournoi de Paris, à l'Accor Arena, Kotozakura s'est imposé comme le grand vainqueur du week-end. Le lutteur japonais a remporté la finale du samedi face à Kirishima, avant de confirmer sa domination dimanche en battant le yokozuna mongol Hoshoryu. Ce doublé a marqué l'un des temps forts du retour historique du sumo à Paris.

Si le choix de sponsoriser le sumo peut paraître étrange, l’idée de se rapprocher de ce sport national est pour la marque une manière de se différencier, sur des territoires qui reflètent l’audace, et son slogan « Born to Dare ». Dans les gradins de l’Accor Arena, les 25 000 personnes présentes sur les deux jours ont d’ailleurs largement salué les performances des rikishi. Au centre de l’arène, les lutteurs se sont affrontés au fil des étapes éliminatoires, jusqu’à la grande finale, sous les cris et encouragement du public. 

Un modèle économique très fermé

Sport plutôt conservateur, où seuls les hommes sont admis, le business et les gains de tournois ne sont pas le moteur des professionnels. Les 45 écuries existantes qui entraînent leurs champions sont des institutions qu’il n’est pas aisé de posséder. Selon nos informations, derrière la tradition du sumo se cache un modèle économique extrêmement fermé. Le toshiyorikabu n'est pas une écurie (heya), mais une licence personnelle permettant à un ancien lutteur de devenir entraîneur et, éventuellement, de reprendre une écurie. Limités à 105, ces titres constituent la véritable clé d'entrée dans le système professionnel japonais et peuvent atteindre des valeurs estimées à plusieurs millions d'euros sur un marché officieux, faisant du sumo l'un des univers sportifs les plus exclusifs au monde.

Le Japon compte environ 600 lutteurs de sumo en activité, mais à proprement parler, seuls 70 d'entre eux sont considérés comme des professionnels de haut niveau percevant un salaire complet».

Le porte-parole de la Japan Sumo Association

Selon le porte-parole de la Japan Sumo Association, «Le Japon compte environ 600 lutteurs de sumo en activité, mais à proprement parler, seuls 70 d'entre eux sont considérés comme des professionnels de haut niveau percevant un salaire complet.» Cette élite professionnelle (Sekitori) se compose de deux divisions supérieures, Makuuchi (42 lutteurs) et Juryo (28 lutteurs).

«Le Grand Sumo est le sport national du Japon et une tradition sacrée forte d’une longue et prestigieuse histoire, explique Oyakata Dewanoumi, le Directeur des opérations de la JSA. Au fil des siècles, il a préservé et enrichi des traditions transmises de génération en génération. Ce qui a été soigneusement préservé tout au long de cette histoire, c’est avant tout la valeur du temps lui-même. Alors que nous continuons à assurer la préservation et le développement adéquats et dynamiques du Grand Sumo pour les générations futures, nous pensons que notre partenariat avec Tudor — une marque qui se définit par ses convictions inébranlables et sa quête d’excellence — représente une étape significative pour partager les traditions et l’attrait du Grand Sumo avec le public du monde entier. Nous espérons que cette collaboration contribuera à faire connaître l’esprit intemporel, l’héritage et l’importance culturelle du Grand Sumo à un public mondial encore plus large.»

À retenir:

• À Paris, l’horloger suisse Tudor a fait ses débuts en tant que sponsor de la Japan Sumo Association (JSA) et du monde exclusif du Grand Sumo.

• L’idée de se rapprocher de ce sport national est pour la marque une manière de se différencier, sur des territoires qui reflètent l’audace, et son slogan « Born to Dare ».

• À Paris, l’Accor Arena a attiré 25 000 personnes pour les combats de sumo

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