Longtemps dominé par Paris, Londres ou New York, le classement des rues les plus chères du monde connaît un basculement inédit. Selon les dernières analyses relayées par le media italien Milano Finanza, la via Montenapoleone à Milan s’impose désormais comme l’artère commerciale la plus chère au monde.
Avec des loyers commerciaux dépassant les 21 000 euros par mètre carré par an selon certaines estimations récentes, Montenapoleone devance la célébré Fifth Avenue à New York (19 500 euros par m² environ) et New Bond Street à Londres, qui affiche des loyers autour de 18 900 euros par mètre carré.
Milan bénéficie de son aura acquise lors des dernier Jeux olympiques
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Historiquement, la hiérarchie était dominée par New York et Londres, mais cet équilibre s’est récemment fragilisé. Plusieurs facteurs expliquent l’ascension de Milan. D’abord, la rareté de l’offre: le Quadrilatero della moda, dont via Montenapoleone est l’épicentre, concentre en quelques rues une densité unique de maisons de luxe, avec très peu de surfaces disponibles. Cette contrainte crée une tension immédiate sur les loyers. Ensuite, les grandes maisons ont changé de stratégie. Des groupes comme LVMH ou Kering investissent directement dans l’immobilier pour sécuriser leurs emplacements, ce qui tire mécaniquement les prix vers le haut. Enfin, la ville bénéficie d’un Momentum économique et symbolique fort grâce à l’effet d’entraînement lié aux Jeux olympiques d’hiver 2026: d’ autres quartiers milanais comme Brera ou Porta Romana par exemple, affichent des hausses immobilières importantes. Ici, ce sont les prix des immeubles résidentiels qui ont augmenté et se situent entre 10 000 et 18 000 euros au m², avec des progressions dépassant +30 % en cinq ans.
Un changement de stratégie des marques de luxe
Dans les autres capitales, les niveaux restent élevés mais plus stables. À Paris, la mythique avenue des Champs-Élysées affiche des prix autour de 10 000 à 20 000 euros par mètre carré par an selon les emplacements, mais la croissance se déplace plutôt vers des axes comme la rue Saint-Honoré ou le quartier du Marais, où les loyers progressent plus vite grâce à un mix entre luxe, créateurs et nouvelles marques. Ces quartiers attirent une clientèle plus locale et plus jeune, moins dépendante du tourisme de masse. À Londres, Mayfair reste une valeur refuge, tandis que Marylebone devient une véritable alternative, avec des valeurs autour de 20 000 euro par mètre carré en forte progression. À New York, la hiérarchie des rues les plus prestigieuses et les plus chères pour les loyers des boutiques évolue également. Si Manhattan conserve ses sommets (jusqu’à 30 000 euros par m² pour les biens ultra-prime non commerciaux), des quartiers de Brooklyn comme Williamsburg ou Dumbo, dépassent désormais 12 000 à 15 000 euros par m². Cette évolution s’explique par un changement de stratégie des marques: elles privilégient désormais de plus en plus des emplacements où les loyers sont plus flexibles et où le flux est plus local que touristique. Ces quartiers prennent ainsi de la valeur, car ils ne sont pas seulement résidentiels, mais ils combinent logement, culture et commerces “expérientiels” dans un même environnement, en générant un cadre de vie plus attractif et plus dynamique.
À retenir
• Montenapoleone atteint plus de 21’000 €/m²/an de loyers commerciaux, contre env. 19’500 €/m² pour la Fifth Avenue et 18’900 €/m² pour New Bond Street : Milan prend la tête mondiale du retail luxe
• La hausse repose sur une offre ultra-limitée dans le Quadrilatero et sur la montée des acquisitions immobilières par les groupes de luxe, dans un contexte où certains quartiers milanais ont vu le résidentiel progresser de plus de 30 % en 5 ans
• Le marché se recompose dans les autres capitales : à Paris, les Champs-Élysées se situent entre 10’000 et 20’000 €/m²/an ; à New York, certains quartiers comme Williamsburg ou Dumbo montent à 12’000–15’000 €/m², reflet d’une demande plus locale qu’exclusivement touristique
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