Cinéma

Le Diable s’habille en Prada 2: son impact sur chaque tenue estimé à 2 millions de dollars

Eva Morletto

By Eva Morletto27 avril 2026

Selon les estimations issues des modèles de Media Impact Value développés par Launchmetrics, chaque tenue qui apparaît dans Le Diable s’habille en Prada 2, attendu en France pour ce mercredi 29 avril, pourrait générer environ 2 millions de dollars de valeur média.

Le Diable s’habille en Prada 2 est grandement attendu par les fans des personnages iconiques de Miranda Priestly, incarnée par Meryl Streep ou d’Andy Sachs, jouée par Anne Hathaway (20th Century Studios)

Cette projection illustre bien la montée en puissance d’une économie où le vêtement au cinéma devient un actif mesurable pour l’industrie du luxe. Pour obtenir cette valorisation, la méthodologie adoptée par Launchmetrics analyse la visibilité dans la presse internationale, la présence sur les réseaux sociaux et la diffusion des contenus digitaux associés aux looks. 

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20 ans après le premier opus, le Diable s’habille en Prada 2 est grandement attendu par les fans des personnages iconiques de Miranda Priestly, incarnée par Meryl Streep ou d’Andy Sachs, jouée par Anne Hathaway. Pour une production à forte exposition mondiale comme celle-ci, l’impact est amplifié par la diffusion des images de tournage et leur circulation virale sur les plateformes, qui continue bien au-delà du seul moment de sortie en salle.

Des performances médiatiques comparables aux fashion weeks

À titre de comparaison, l’entreprise d’analyses de données estime qu’une fashion week internationale génère en moyenne entre 150 et 250 millions de dollars de Media Impact Value global. Ce montant concerne l’ensemble des maisons, des défilés, des célébrités invitées et des retombées médiatiques mondiales.

Comparée à ces chiffres, l’estimation d’environ 2 millions de dollars de MIV pour une seule tenue dans le Diable s’habille en Prada 2 apparaît effectivement comme énorme et permet de comprendre l’intérêt de l’industrie du luxe pour cet outil cinématographique. 

Le cinéma, nouveau levier de valorisation pour les marques

La comparaison avec d’autres productions permet d’ailleurs de mieux comprendre ce phénomène. La série «Emily in Paris» a généré par exemple environ 63 millions de dollars de Media Impact Value pour sa saison 2, montant influencé par la répétition des looks et leur apparition virale sur les réseaux sociaux.

Le film «House of Gucci» de Ridley Scott est significatif: sa campagne de lancement et son exposition médiatique ont généré environ 27 millions de dollars de Media Impact Value, soutenus par la puissance de la marque Gucci intégrée au récit et par une stratégie de communication mondiale axée fortement autour des costumes.

Dans un registre différent, la série «The Crown» de Netflix autour de la royauté britannique illustre elle aussi la capacité d’une production à générer une valeur médiatique mesurable pour les maisons de luxe. Les analyses issues de Launchmetrics indiquent en effet des retombées de plusieurs dizaines de millions de dollars de MIV par saison sur les segments mode, joaillerie et accessoires, grâce à la reconstitution de garde-robes historiques.

À retenir:

• Une tenue dans Le Diable s’habille en Prada 2 pourrait générer environ 2 millions de dollars de Media Impact Value, selon les modèles de Launchmetrics, montrant que le vêtement au cinéma est désormais un actif marketing mesurable.

• L’impact médiatique du cinéma et des séries peut atteindre des niveaux proches des grandes fashion weeks, faisant des productions audiovisuelles des vitrines majeures pour les marques de luxe.

• Des œuvres comme Emily in Paris ou House of Gucci illustrent comment viralité, réseaux sociaux et storytelling prolongent et amplifient la valeur des looks bien au-delà de leur apparition à l’écran.

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