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Style & Évasion

«L’adrénaline est au maximum» (Ep.2)

Peu avant le départ de la première régate de la l'America's Cup, le capitaine et skipper du bateau Luna Rossa Max Sirena livre ses impressions.

Cristina D’Agostino

By Cristina D’Agostino10 mars 2021

Max Sirena capitaine et skipper de Luna Rossa Prada Pirelli et en arrière-fond Jimmy Spithill, l'un des onze navigateurs sur le bateau italien. Doublement titré, c'est la septième participation de Jimmy Spithill à l'America's Cup (© COR 36 | Studio Borlenghi)

C’est le jour J tant attendu. Ce 10 mars à 16h15 heure locale, les deux premières courses de l’America’s Cup ont vu s’affronter Emirates Team New Zealand et Luna Rossa Prada Pirelli sur le plan d’eau Auckland. Cette première journée s'est conclue sur une égalité à une victoire par équipe. Alors que la ville est toujours en alerte COVID niveau 2, les parcours de course près de la côte sont interdits pour éviter les attroupements de foules, les seuls parcours disponibles étant le parcours A, vers Takapuna, et le parcours E dans la zone de l'île de Waiheke.

Quelles améliorations avez-vous pu apporter à Luna Rossa pendant la PRADA Cup qui vous ont menés à la victoire?

Nous nous sommes améliorés tant du point de vue de l'aérodynamique que du réglage des voiles. Mais je pense que l'amélioration la plus significative a porté sur la communication entre les trois navigateurs Jimmy (Spithill), Checco (Francesco Bruni) et Pietro (Sibello). Après les régates round-robin nous avons fait une analyse critique approfondie, car nous étions conscients que nous ne menions pas la course au plus haut niveau possible. Nous avons essayé d'identifier les erreurs et de nous améliorer pour être prêts pour les demi-finales contre les Américains. Le fait d'avoir fait plus de régates que les Britanniques nous a permis de nous entraîner davantage et de nous familiariser avec notre bateau et notre façon de naviguer.

Les AC75 sont plus proches d'un avion que d'un bateau ( © COR 36 | Studio Borlenghi)

Comment évaluez-vous la progression des Néo-Zélandais entre les premières courses et la préparation de l'America's Cup?

Il est toujours difficile de comparer les performances et les progrès de deux équipes qui ne se sont pas rencontrées depuis plusieurs mois. Il est évident que nous nous sommes beaucoup observés ces dernières semaines. Ce que je vois, c’est qu’ils ont un bateau qui est très rapide en ligne droite. Mais le fait d'avoir participé à beaucoup plus de courses que les Néo-Zélandais nous donne un avantage, d'un point de vue purement sportif. Cependant, au final, la Coupe de l'America est remportée par le bateau le plus rapide, il sera donc important de voir à quel point nous avons amélioré nos performances.

09/03/21 - Auckland (NZL). La Conférence de presse précédant le départ de la course. A gauche, Peter Burling (navigateur- Emirates Team New Zealand), à droite Max Sirena (Capitaine et Skipper de l'équipe - Luna Rossa Prada Pirelli Team) (DR)

Le chronométrage – assuré par votre sponsor Panerai - est fondamental, surtout dans la gestion des départs. Comment avez-vous travaillé sur cet aspect?

Le chronométrage, c’est le b.a-ba de la course, surtout en Match Racing. Nous avons un compte à rebours qui identifie une période de temps pendant laquelle les bateaux entrent dans une zone de départ, essaient de se mettre en position "lead" ou "push" (où vous essayez de pousser votre adversaire à la faute) et ensuite nous essayons d'obtenir le meilleur départ lorsque le temps est écoulé. Pour nous, le temps est essentiel dans la phase de pré-départ et une montre, comme notre Panerai, est un outil très important sur lequel nous comptons.

Les vitesses de pointe de l'AC75 Luna Rossa peuvent atteindre 54 nœuds ( © COR 36 | Studio Borlenghi)

Les vitesses sont maximales sur ces bateaux – vous avez atteint jusqu’à 54 nœuds et les sensations dans les virements de bord peuvent aller jusqu’à 2G. Vous habituez-vous à ces vitesses? Avez-vous déjà eu un sentiment de danger?

En course, vous êtes totalement concentré sur la compétition, vous avez donc peu de temps pour penser aux effets collatéraux ou au danger. L’adrénaline est au maximum. La sensation de danger ou d'être à la limite est plus perceptible pendant l'entraînement lorsque la tension est un peu plus faible et que vous testez le matériel. Mais une fois dans la zone, c'est comme si vous fermiez la visière de votre casque et que vous ne pensiez qu'à amener le bateau au maximum.

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