Le succès commercial de la Ferrari Luce, dont le design avait suscité des critiques et des réactions contrastées lors de sa présentation officielle en mai 2026, envoie ainsi un signal encourageant à l’industrie automobile de luxe, confrontée au virage vers l’électrique.
Pour Ferrari, les premiers résultats obtenus par la commercialisation de la Luce sont cruciaux. La première Ferrari électrique pourra être testée par les clients en 2027 (Ferrari)
L’annonce a été faite le 3 novembre 2026, à l’occasion de la publication des résultats du troisième trimestre de la société. «Tout ce que nous prévoyons de vendre l’année prochaine est déjà attribué», a déclaré le directeur général de Ferrari Benedetto Vigna, sans toutefois révéler les volumes concernés.
Les premières livraisons sont prévues d’ici à la fin de l’année, tandis que les essais clients, programmés pour début 2027, pourraient encore stimuler la demande. Le premier pari électrique du mythique constructeur italien semble donc bien engagé.
Un autre événement avait déjà contribué à relancer l’intérêt autour du modèle. En août 2026, le châssis numéro 0 de la Luce a été adjugé pour 40 millions de dollars lors d’une vente RM Sotheby’s organisée en marge de la Monterey Car Week.
Un montant record pour une voiture électrique et pour une Ferrari neuve. L’intégralité des bénéfices de la vente a été reversée à la Ferrari Foundation, qui finance des projets éducatifs et des programmes destinés aux jeunes. Si cette transaction exceptionnelle relève aussi d’une opération caritative et d’image, elle a marqué un retournement après les critiques initiales suscitées par le modèle.
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Un carnet de commandes déjà rempli, malgré les critiques
Pour Ferrari, les premiers résultats obtenus par la commercialisation de la Luce sont cruciaux. Comme les autres constructeurs de voitures de luxe, la maison italienne doit relever un défi identitaire: démontrer que l’émotion et l’exclusivité associées au cheval cabré peuvent perdurer au-delà du moteur thermique.
Cette annonce intervient dans un contexte financier particulièrement favorable. Sur les neuf premiers mois de 2026, Ferrari a réalisé un chiffre d’affaires de 5,68 milliards d’euros, en progression de 6% par rapport à la même période de l’année précédente. Son bénéfice net a atteint 1,31 milliard d’euros, en hausse de 7% par rapport au 1,22 milliard enregistré en 2025.
Une transition électrique progressive à l’horizon 2030
Au troisième trimestre, les revenus se sont élevés à 1,90 milliard d’euros, soit une progression de 7%. Le nombre de livraisons a en revanche reculé de 3% sur neuf mois, pour atteindre 10 170 véhicules. Cette évolution suggère que la croissance repose notamment sur un mix de modèles plus onéreux et sur le succès de l’offre de personnalisation, devenue un véritable pilier stratégique de la maison au cheval cabré.
À l’horizon 2030, le constructeur prévoit désormais une gamme composée de 40% de modèles thermiques, de 40% d’hybrides et de 20% de véhicules entièrement électriques. Cette répartition traduit la volonté de Ferrari de mener une transition progressive vers l’électrique, plutôt que d’opérer une rupture brutale.
À retenir:
- Ferrari indique avoir déjà attribué l’ensemble des voitures qu’elle prévoit de vendre l’année prochaine, sans communiquer les volumes concernés.
- Le châssis numéro 0 de la Luce a atteint un montant record de $40Mio lors d’une vente RM Sotheby’s, dont les bénéfices ont été reversés à la Ferrari Foundation.
- Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d’affaires de Ferrari a progressé de 6%, à 5,68 milliards d’euros, alors que les livraisons ont diminué de 3%.
Trois mois après sa présentation à Rome et la polémique qui s’en est suivie, le chassis numéro 0 de la Luce, la première Ferrari électrique, a été adjugé à 40 millions lors de la vente aux enchères RM Sotheby’s tenue en marge de la Monterey Car Week.j
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