Un an après son entrée officielle dans le maquillage, Louis Vuitton célèbre l’aventure avec une édition spéciale de sa mascotte Vivienne à l’effigie de Pat McGrath. Une manière de mettre en lumière une stratégie qui privilégie l’ultra-luxe, la désirabilité et les codes de la maison plutôt que la course aux volumes.
La beauté s’intègre progressivement aux autres univers créatifs de Louis Vuitton (Shutterstock)
Un an après son entrée officielle dans le maquillage, Louis Vuitton choisit de célébrer l’aventure en rendant hommage à celle qui l’incarne: l’iconique maquilleuse britannique Pat McGrath, anoblie par la reine d’Angleterre en 2021 avec le titre de Dame Commander of the Order of the British Empire.
Dame Pat McGrath (DR)
La maison vient de dévoiler une édition spéciale de sa mascotte Vivienne à l’effigie de sa Directrice de Création Maquillage. Vendue 2 830 euros, la pièce de collection résume à elle seule la stratégie menée depuis le lancement de La Beauté Louis Vuitton en août 2025.
Un lancement dans l’ultra-luxe
Pour son lancement dans le maquillage, Louis Vuitton avait immédiatement choisi le segment de l’ultra-luxe avec 55 teintes de LV Rouge, dix baumes LV Baume et huit palettes LV Ombres très raffinées. Tous les produits ont été imaginés sous la direction de Pat McGrath, qui collabore avec Louis Vuitton depuis plus de vingt ans.
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Les écrins rechargeables, dessinés par le designer allemand Konstantin Grcic, et les signatures olfactives imaginées par Jacques Cavallier Belletrud, nez des fragrances Vuitton, ont pu transformer le maquillage en véritable objet de collection. Tous les prix restent dans le très haut de gamme: aujourd’hui en France, un LV Rouge est proposé à 140 euros et une palette LV Ombres à 220 euros environ.
Le groupe LVMH ne communique pas le chiffre d’affaires de La Beauté Louis Vuitton; la ligne est intégrée à l’activité Mode et Maroquinerie, mais on peut constater qu’au premier semestre 2026, cette division a réalisé 18,15 milliards d’euros de ventes, en recul de 1 %, malgré un retour à la croissance enregistré pendant le deuxième trimestre.
Le bilan de cette première année est donc plus intéressant d’un point de vue stratégique que comptable. Louis Vuitton n’a pas cherché à faire de la concurrence aux grandes marques de beauté par la recherche des volumes, mais à répliquer dans le maquillage son modèle de maroquinerie: prix élevés, objets durables et rechargeables, personnalisation et désirabilité accrue.
Le lancement récent de LV Crayon élargit d’ailleurs déjà l’offre, tandis que les services digitaux au service de la clientèle intègrent la possibilité d’essayage virtuel et de personnalisation, ainsi que la recherche de teintes assistée par intelligence artificielle.
La beauté comme nouveau point d’entrée
La ligne dédiée à la beauté commence parallèlement à se connecter aux autres dimensions créatives de la maison. À l’occasion des 130 ans du Monogram, Pat McGrath et Nicolas Ghesquière ont signé la première collaboration de la ligne, avec deux capsules, Monogram Infrarouge et Monogram Dune, qui unissent maquillage, petite maroquinerie et accessoires.
La prochaine étape semble donc se dessiner: enrichir la beauté pour en faire un point d’entrée toujours plus fort et attractif dans l’univers exclusif Louis Vuitton.
À retenir :
- Louis Vuitton célèbre un an de beauté avec une Vivienne dédiée à la maquilleuse britannique Pat McGrath.
- La maison mise sur l’ultra-luxe, les objets rechargeables et la personnalisation.
- La beauté s’intègre progressivement aux autres univers créatifs de Louis Vuitton.
La famille Arnault franchit une nouvelle étape dans la simplification de la structure à travers laquelle elle contrôle l’empire LVMH. Le conseil d’administration de Christian Dior vient d’annoncer un projet de réorganisation qui vise à regrouper plusieurs holdings familiales au sein d’une seule société cotée, Agache.
Antoine Arnault élargit son portefeuille d’investissements à l’automobile d’exception. Le fils de Bernard Arnault, membre du comité exécutif de LVMH, vient de prendre une participation dans Delage Automobiles, le constructeur français ressuscité par Laurent Tapie, fils de l’homme d’affaires Bernard Tapie.