Plus dépensiers, mieux informés et paradoxalement plus discrets, les acheteurs de la Gen Z privilégient les acquisitions pondérées et les cercles privés. L’étude The Art Basel and UBS Survey of Global Collecting révèle ainsi une transformation profonde des pratiques d’acquisition.
La fréquentation des collectionneuses aux événements artistiques est supérieure d’environ 20% à celle des hommes en 2025 comme en 2026 (Art Basel/Sprüth Magers)
Menée auprès de 3100 collectionneurs fortunés dans dix marchés clés, dont les États-Unis, la Chine, la France et le Japon, elle place la génération Z au centre des nouvelles dynamiques du secteur.
Selon la recherche, les collectionneurs de la génération Z affichent des dépenses moyennes plus de deux fois supérieures à celles de chacune des autres générations interrogées. Cette force financière s’accompagne toutefois d’un rapport moins ostentatoire à la possession. Contrairement aux idées reçues, les plus jeunes sont aussi les moins prédisposés à exposer leur acquisition publiquement.
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La discrétion est de mise
Près de 64% des collectionneurs interrogés préfèrent en effet réserver la connaissance de leur patrimoine artistique à leur famille ou à un entourage restreint, contre seulement 10% qui recherchent une reconnaissance extérieure. Même lorsqu’ils prêtent leurs œuvres à des musées, 30% privilégient l’anonymat total et 47% d’entre eux choisissent une mention discrète. La rareté, la provenance et l’exclusivité deviennent ainsi des marqueurs de prestige plus importants que le prix affiché.
Parallèlement, on assiste à une autre évolution: les outils numériques prennent une place croissante dans la démarche liée à l’acquisition. 58% des jeunes acheteurs utilisent des ressources digitales pour obtenir des conseils ou des recommandations et 22% d’entre eux utilisent des applications d’intelligence artificielle, contre 4% seulement en 2024. Les réseaux sociaux, notamment Instagram et X, sont cités par 32% des collectionneurs.
Une hausse du nombre de collectionneuses
Dans cette dynamique, l’héritage conserve un rôle déterminant. Selon UBS, 40% des membres de la génération Z ont commencé à collectionner sous l’influence de leur famille, tandis que près de 90% ont conservé les œuvres reçues en héritage. Malgré le fait de baigner dans un univers de plus en plus numérique, la peinture et la sculpture restent des catégories privilégiées.
L’étude souligne également le dynamisme des collectionneuses, dont la fréquentation des événements artistiques est supérieure d’environ 20% à celle des hommes en 2025 comme en 2026.
Malgré les incertitudes économiques et le contexte géopolitique instable, les données montrent également que la confiance des collectionneurs résiste: 57% des sondés anticipent une croissance du marché de l’art sur le reste de 2026.
À retenir:
- La Gen Z dépense davantage dans l’art: ses dépenses moyennes sont plus de deux fois supérieures à celles des autres générations interrogées.
- La discrétion devient un nouveau marqueur de prestige: 64% des collectionneurs Gen Z réservent la connaissance de leur patrimoine à leur famille ou à un cercle restreint.
- Le digital transforme les pratiques d’acquisition: 58% des jeunes collectionneurs utilisent des ressources numériques pour leurs achats et 22% d’entre eux ont recours à des applications d’IA.
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