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Armani fait appel à Boston Consulting Group pour sa nouvelle stratégie de croissance

Eva Morletto

By Eva Morletto01 juillet 2026

Moins d’une année après le décès de son fondateur Giorgio Armani, le groupe italien a mandaté le cabinet Boston Consulting Group (BCG) afin de développer plusieurs segments stratégiques, notamment la maroquinerie et l’hôtellerie.

Le groupe Arman fait appel au Boston Consulting Group pour son développement (Shutterstock)

Cette décision intervient alors que la maison traverse une phase cruciale. Les premiers résultats publiés après le décès du fondateur ont fait apparaître un ralentissement des ventes, dans un marché du luxe en difficulté. En 2025, le chiffre d’affaires s’élevait à environ 2,2 milliards d’euros, en baisse de 2,8% (à taux de change constants) par rapport à 2024. Le volume d’affaires global, si l’on inclut les ventes réalisées par les activités sous licence, a quant à lui atteint 4 milliards d’euros.

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Les activités sous licence comme moteur économique

Si la mode représente toujours le cœur historique du groupe, ce sont précisément les activités sous licence qui constituent aujourd’hui l’un des principaux moteurs économiques de la maison fondée par le « re Giorgio ». Les licences beauté, exploitées par L’Oréal, et les licences de lunettes, développées avec EssilorLuxottica, génèrent des revenus particulièrement rentables grâce aux redevances versées à Armani. À l’inverse, les activités directes, comme la vente de prêt-à-porter, subissent davantage les pressions qui affectent l’ensemble du secteur du luxe.

À la recherche d’un sac iconique

C’est dans ce contexte que le recours au cabinet Boston Consulting Group prend tout son sens. Le cabinet est chargé d’évaluer les catégories dans lesquelles Armani dispose encore d’un potentiel significatif de création de valeur. La maroquinerie apparaît comme une priorité: contrairement à plusieurs grands acteurs du luxe, la maison n’a jamais construit un récit mondial autour d’un sac iconique susceptible de générer des marges comparables à celles des leaders du secteur. L’hôtellerie, avec l’enseigne Armani Hotels, constitue également un axe de développement. Déjà forte de ses établissements à Dubaï et à Milan, elle pourrait devenir un levier d’expansion du lifestyle signé Armani, dans un marché où le luxe expérientiel prend une importance croissante.

Cette réflexion stratégique va au-delà de la seule volonté de diversification. Le testament du créateur Giorgio Armani prévoit la cession progressive d’une première participation de 15%. Cette disposition ouvre la voie à l’entrée d’un partenaire parmi des géants du luxe tels que LVMH, L’Oréal ou EssilorLuxottica. La mise en évidence du potentiel du portefeuille d’activités du groupe apparaît ainsi comme un levier stratégique majeur pour accroître sa valeur, tout en respectant l’indépendance créative voulue par son fondateur.

À retenir:

• Armani fait appel au Boston Consulting Group (BCG) pour analyser et identifier des leviers de croissance dans des segments stratégiques comme la maroquinerie et l’hôtellerie, dans une logique de valorisation du groupe.

• La maison traverse un ralentissement de ses performances : en 2025, le chiffre d’affaires recule à environ 2,2 milliards d’euros (-2,8 % à taux de change constants), dans un contexte global de tension sur le marché du luxe.

• Les activités sous licence restent le principal moteur de rentabilité, notamment via les accords avec L’Oréal (beauty) et EssilorLuxottica (lunettes), tandis que le groupe prépare aussi l’ouverture progressive de son capital à de potentiels partenaires stratégiques.

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