Chiffres du Luxe
LVMH: la divison mode et maroquinerie chute au troisième trimestre 2026
LVMH, le numéro un mondial du luxe affiche une croissance organique de 1 % au troisième trimestre 2026 à 18,5 milliards, conforme aux attentes. Mais la mode et maroquinerie, son moteur de rentabilité, recule de 5 %, plus que ne l'anticipaient les analystes, pénalisée par le ralentissement de la demande chinoise.
LVMH a publié ce lundi un chiffre d'affaires de 18,5 milliards d'euros pour le troisième trimestre 2026, en croissance organique de 1 %. Il est en ligne avec le consensus, qui tablait sur 18,49 milliards d'euros et une progression de 1 à 1,3 %. Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes atteignent 57,1 milliards d'euros, en recul de 2 % en données publiées mais en hausse de 2 % à périmètre et taux de change constants.
La Chine impacte la mode
Derrière cette stabilité, le cœur d’activité du groupe faiblit. La mode et maroquinerie, qui réunit notamment Louis Vuitton et Dior, a réalisé 8,2 milliards d'euros de ventes, en baisse organique de 5 %. Les analystes s'attendaient à un repli, mais de moindre ampleur : Barclays, RBC et HSBC prévoyaient −2 %, Jefferies −2,5 %. La division chute à nouveau, après le timide rebond du deuxième trimestre (+1 %), qui était sa première hausse trimestrielle en deux ans. Le groupe attribue ce recul au «ralentissement de la demande en Chine», dans un contexte jugé moins porteur dans le pays. Les États-Unis, l'Europe et le Japon affichent en revanche une bonne croissance.
Plusieurs signaux positifs ressortent malgré tout côté maisons. LVMH souligne « le grand succès des créations de Jonathan Anderson chez Christian Dior. La demande est particulièrement forte pour ses lignes de prêt-à-porter et de maroquinerie ». Une nouvelle House of Dior à Milan a été d’ailleurs été ouverte en septembre dernier. Louis Vuitton célèbre de son côté les 130 ans du Monogram.
Les autres métiers compensent
Les autres divisions ont tenu le groupe. La distribution sélective (Sephora) progresse de 8 % en organique, à 4,1 milliards d'euros. Les montres et joaillerie gagnent 6 %, à 2,5 milliards d'euros, et confirment leur dynamique après une hausse de 9 % au premier semestre. Le communiqué souligne que « Bvlgari et sa nouvelle ligne de haute joaillerie et de montres de prestige Eclettica, a généréun nouveau record de ventes.» Les vins et spiritueux poursuivent leur redressement (+6 %, à 1,4 milliard d'euros), tandis que les parfums et cosmétiques restent quasi stables (+1 %, à 2 milliards d'euros).
L'effet de change a été favorable sur le trimestre (+2 %), mais l'effet de périmètre a pesé à hauteur de −2 %, en raison notamment des cessions de DFS et de Marc Jacobs.
Un marché prudent
Cette publication intervient dans un climat difficile, largement impacté par l’instabilité géopolitique, notamment au Moyen-Orient. Pour la mode et maroquinerie, le scénario le plus pessimiste a donc été dépassé, ce qui devrait relancer le débat sur la capacité de LVMH à renouer avec la croissance dans sa division phare dès 2027. Malgré tout, «le Groupe reste confiant et maintiendra une stratégie centrée sur le renforcement continu de la désirabilité de ses marques, en s’appuyant sur l’authenticité et la qualité de ses produits, sur l’excellence de sa distribution et sur la réactivité de son organisation» explique le communiqué.
À retenir:
Un trimestre conforme aux attentes. LVMH a réalisé 18,5 milliards d'euros de ventes au troisième trimestre, en croissance organique de 1 %, conformément au consensus. Sur neuf mois, le groupe atteint 57,1 milliards d'euros (+2 % en organique).
La mode et maroquinerie déçoit. La division recule de 5 % en organique, plus que les −2 à −2,5 % anticipés par les analystes, en raison du ralentissement de la demande en Chine. Elle retombe après le +1 % du deuxième trimestre.
Les autres métiers compensent. La distribution sélective (+8 %), les vins et spiritueux (+6 %) et les montres et joaillerie (+6 %) soutiennent le groupe. Les États-Unis, l'Europe et le Japon restent bien orientés.
La mode et maroquinerie déçoit. La division recule de 5 % en organique, plus que les −2 à −2,5 % anticipés par les analystes, en raison du ralentissement de la demande en Chine. Elle retombe après le +1 % du deuxième trimestre.
Les autres métiers compensent. La distribution sélective (+8 %), les vins et spiritueux (+6 %) et les montres et joaillerie (+6 %) soutiennent le groupe. Les États-Unis, l'Europe et le Japon restent bien orientés.
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