Chiffres du Luxe
Hermès confirme son embellie et affiche en hausse de 9% au 1er trimestre 2025
Ce jeudi 17 avril, les résultats du
groupe Hermès étaient très attendus après les publications décevantes du géant du luxe LVMH lundi dernier. Et le sellier-maroquinier confirme l’excellence de ses choix stratégiques. Axel Dumas, gérant d’Hermès, a déclaré: «Dans un contexte géopolitique et économique complexe, la maison renforce plus que jamais ses fondamentaux : la qualité sans compromis, la création au cœur de tout développement et l’intégration verticale, garantie de préservation des savoir-faire d’excellence. Malgré une base de comparaison élevée au premier trimestre, le groupe poursuit une croissance solide grâce à la confiance de ses clients et à l’engagement des équipes que je remercie vivement.»
A fin mars, toutes les zones géographiques sont en hausse. Le Japon affiche une progression de 17%, les États-Unis confirment leur dynamique positive avec une hausse de 11%, soulignée par un mois de mars en hausse selon le groupe. L’Europe hors France (+13 %) et la France (+14 %) réalisent de solides progressions, et bénéficient des achats des touristes étrangers. L’Asie hors Japon ne perd pas de terrain et reste stable à +1%. Le groupe a bénéficié de la réouverture de magasins à Taïwan et en Thaïlande. Le Moyen-Orient, englobé dans une zone plus large (zone Autres +14%), confirme également sa dynamique.
Hermès est également très performante sur ses métiers, à commencer par la Maroquinerie-sellerie qui affiche une progression de 10 % (et 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires) et contrebalance les difficultés ressenties par d’autres groupes sur ce métier. L’enrichissement des collections, avec la présentation de nouveaux sacs Médor ou Mousqueton, entre autres, ont boosté la demande, aidée par l’ouverture du nouveau site de production de Riom
Hermès inaugure à Riom (Puy-de-Dôme) sa 23ème maroquinerie et crée 280 emplois au deuxième semestre 2024. Le groupe prévoit une nouvelle ouverture de site en Charente cette année, et deux autres dans les deux ans à venir.
La division Vêtement et accessoires est également à la hausse, à +7% (et 1,1 milliards d’euros). La soie et textile affiche une progression de 5% (256 millions d’euros). La division parfum-beauté reste stable à 129 millions d’euros de chiffre d’affaires. Seule l’horlogerie régresse avec une chute de -10% à 151 millions d’euros de chiffre d’affaires. La bijouterie, incluse dans la division Autres métiers Hermès incluant également les produits de la Maison et les arts de la table affiche une progression de 6% à 544 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Indéniablement, la stratégie de maintenir une qualité très élevée, une verticalisation des métiers et une distribution équilibrée démontrent une résilience. Pour autant, les taxes douanières de 10% imposées par les États-Unis impacteront très certainement également le groupe. La zone Amériques est en effet le troisième marché en importance pour Hermès.
La capitalisation boursière du groupe est aujourd’hui au plus haut, en tête du CAC40, dépassant le groupe LVMH. L’action s’échange à 2363 euros.