Beauté

TRASCE, le consortium qui unit les acteurs de la beauté en matière de durabilité

Eva Morletto

By Eva Morletto05 février 2024

La traçabilité des produits et la transparence deviennent des enjeux de plus en plus importants pour les marques de beauté et de cosmétique. A cet effet, un nouveau consortium est né: le projet TRASCE (traceability alliance for sustainable cosmetics »).

Le projet TRASCE, qui vise une consolidation de l’approche collective des risques RSE et une interprétation commune des données, a pu être parrainé par la Fédération des entreprises de la beauté (Shutterstock)

Il s’agit de l’alliance d’une quinzaine de marques haut de gamme dans l’univers de la beauté (on retrouve parmi elles Dior, Chanel, Clarins, Sisley, L’Oréal, Shiseido, L’Occitane, Estée Lauder ou encore Nuxe). Toutes s’engagent à travailler de concert pour analyser leurs respectives chaînes d’approvisionnement et leur filière de fournisseurs sur une plateforme commune, dénommée Transparency-One.

L’objectif principal est celui de valoriser la contribution volontaire de chaque maison impliquée aux enjeux du développement durable (RSE), en tenant compte des pratiques environnementales, des droits de l’Homme, de la protection des communautés et des travailleurs locaux, de la transparence des pratiques commerciales.

Le projet TRASCE, qui vise une consolidation de l’approche collective des risques RSE et une interprétation commune des données, a pu être parrainé par la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA), le syndicat professionnel du secteur qui regroupe plus de 300 entreprises et est impliqué avec le gouvernement français dans l’étude des nouvelles mesures de loi en faveur des démarches éco-responsables, contre les pratiques commerciales opaques ou trompeuses.

TRASCE a l’ambition de surveiller tout le processus de production, des formules des produits de beauté jusqu’au packaging, afin d’aider les filières dans leur transition écologique avec des procédés uniformes et efficaces.

Dans un communiqué destiné à la presse, le groupe L’Oréal a souligné la volonté de répondre à “trois enjeux fondamentaux pour l’industrie: renforcer la compréhension collective des chaînes d’approvisionnement, évaluer les risques sociaux et environnementaux liés et déterminer les actions nécessaires pour accompagner les filières dans leur transition”.

Le monitoring croisé des filières et des procédés entre les marques concernées, ainsi que l’implication du syndicat FEBEA, permettraient d’éviter tout risque de greenwashing

Certaines parmi les plus importantes marques de beauté, comme le groupe L’Oréal, le géant du luxe LVMH ou encore Estée Lauder, avaient déjà été impliquées dans une démarche durable et éco-responsable par le biais d’une autre initiative commune: l’EcoBeautyScore, un système d’évaluation lancé en 2022 et comparable à l’EcoCert pour l’agro-alimentaire et le textile, conçu pour noter l’impact des produits cosmétiques sur la planète.

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